Mercredi 14 mars 2007
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Du haut de son magistère médiatique, le révérend père Nicolas Hulot a tranché : l’EPR doit être abandonné. Mais, auquel de ses préceptes rattacher la sentence, est-on tenté de lui demander ? À la logique de durabilité… de durabilité de quoi ou de qui ? À l’urgence d’anticiper la raréfaction du pétrole et de diviser par quatre nos émissions de gaz à effet de serre sous 50 ans ? À moins que ce ne soit à l’urgence d'attendre la quatrième génération de réacteurs nucléaires, dont, selon lui, la mise en œuvre industrielle peut aisément se passer de l'étape EPR ?
Un pan de la transcendante érudition du producteur TV lui échappe probablement. Sinon, comment expliquer que sa logique de substitution progressive des énergies renouvelables au nucléaire prive durablement les réacteurs de quatrième génération… de leur carburant ? Car, n’en déplaise à notre homme, la quatrième génération sera avant tout cette surgénération - il n’a tout de même pas oublié Phénix et SuperPhénix ! - exigeant la production préalable de quantités considérables de plutonium que, seules, des décennies de fonctionnement des réacteurs actuels sont en mesure de fournir.
La construction de la filière EPR sert sans conteste les exigences essentielles de Nicolas Hulot. Aussi, son argumentation « anti » n’en apparaît-elle que plus spécieuse et plus impropre à dissimuler la promotion d’un nouveau dogme : un «environnementalisme» - selon Vaclav Klauss - qui n’est pas sans rappeler les utopies et idéologies en «isme» du 20 ème siècle, dont l’Humanité ne parvient toujours pas à se guérir des terribles stigmates. Hélas, cette utopie-là paraît infiniment plus redoutable que ses devancières et « Décroissantisme » serait un terme plus approprié pour rendre compte de son projet. La décroissance, voilà, selon ses adeptes, la clé de la pérennité du développement harmonieux des règnes animal et végétal ! Non pas la décroissance démographique - la seule qui s’impose réellement et que le monde entier ignore pudiquement - mais rien moins que la décroissance économique.
Alors que les 2/3 naufragés de l’Humanité peinent à atteindre un stade de développement pré-industriel très loin d’assurer la subsistance des populations, voilà que, du fond de l’horizon, les enfants gâtés de la civilisation s’égosillent à leur prescrire de temporiser, d’attendre qu’ils retournent les rejoindre pour brûler leurs vaisseaux ! On peut croire sur parole les prophètes de ce peuple élu des voyageurs de l’opulence : l’inaccessible eldorado, dont ils reviennent, ne serait, en fait, qu’un mirage, une impasse funeste pour le genre humain tout entier.
Automodération des consommations, voire ascèse, sous toutes ses formes, voilà désormais les maîtres-mots de l’ère du développement durable qui nous est promise. Les progrès plus que souhaitables de l’efficacité énergique ne manqueront pas d’atteindre rapidement leurs limites et l’énergie conventionnelle ne tardera pas à devenir, elle aussi, un bien rare et précieux. Mais alors, sur quelles marges de richesses constamment décroissantes les nouveaux démiurges comptent-ils dégager les ressources nécessaires au déploiement d’une solidarité planétaire dont la défaillance apparaîtra de plus en plus comme le péril numéro 1 de l’Humanité ?
Nicolas Hulot prétend n’avoir pas à répondre à cette question. Il dit, à juste titre, n’être pas un politique. Il exige seulement de faire traverser régulièrement sa classe maternelle par le chemin jugé par lui le plus pertinent, celui des pistes de Roissy, et, à ce titre, d’interrompre, à chaque fois, la totalité du trafic de l’aéroport international pendant ¾ d’heures !..
Le problème c’est qu’en France il est désormais le porte-parole quasi exclusif de la mouvance écologiste dont il a littéralement atomisé la représentation politique… et ce dont, au passage, on ne lui sera jamais assez reconnaissant ! Mais, lorsqu’on observe l’indigence des intentions de votes que les Voynet, Bové et autre Lepage concentrent sur leurs noms, on est en droit de se demander où sont passés les électeurs putatifs de Nicolas Hulot. À l’évidence, ils se précipitent en masse dans la bergerie d’un François Bayrou bien tiède à reconnaître les vertus de l’électronucléaire. Croisons les doigts pour que Corinne Lepage - anti-EPR notoire - ne pèse de tout son poids politique pour le refroidir pas davantage...
André PELLEN
Par PELLEN
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Publié dans : Association
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Mr Hulot ne manque pas d'air, l'EPR à déja 10 ans de retard , un moratoire correspond à un enterrement du projet.
Il me semble que Mr HULOT soit rétribué par EDF, serais ce pour la promotion de l'Eolien ? et le démentèlement de la filière nucléaire civile ?????????
Résumons : 2ème guerre mondiale, reconstruction, trente glorieuses. Assez logiquement, la relance est un moteur d'évolution... Les tente années suivantes ? Un échec du modèle de croissance.
le fait que "toujours plus, toujours plus fort" (produire, consommer... etc) n'apporte plus gand chose sauf à quelques riches capitalistes, ne vous déranfgent donc pas... que faire pour les "laissés pour compte" endormis à coup d'aides, d'allocations, de subventions.... rien à dire contre la victimisation générale, la médiatisation des bobos.... et tout ce qui signale que les être humains sont de moins en moins responsables d'eux mêmes ?
A qui profite ce systèmes ? Aux assistés ? Ils sont assez bêtes pour le croire, on ne fait que les maintenir dans un état où ils se tainent et continuent de remplir leur Caddie...
Le stress se rencontre partout, la fatigue, le ras le bol... enfin pas partout, pas chez ceux et celles qui s'en tiennent à une sagesse basique : aimer la vie, ne pas lui demander le Pérou, mais accueillir se cadeaux.... ils ne sont pas toujours faits de matière, ils portent les noms simples de Joie, paix, Bonheur....
Hulot osera-t-il aller au bout de la logique qui semble tenir son discours... pas sûr : il est aussi "dans l'entreprise" dans la production, la "marque"...
Ne vous inquiètez pas : votre discours est entendu par la majorité sans que vous le criiez : il est ce qui convient à la masse !
Décroissan,ce ne serait pas forcément arrêt du progrès, mais recentrage de valeur, réorganistation des valeurs économiques et sociales : cela vous fait-il peur ?
MOB
La théorie de la décroissance en question : qui se cache derrière les écolos radicaux ?
Alerte Environnement vous propose un nouveau dossier d’actualité. Nous avons décrypté pour vous la théorie de la décroissance. De José Bové à Nicolas Hulot, de nombreux supposés défenseurs de l’environnement s’appuient sur cette théorie aussi surprenante que dangereuse. Découvrez sur notre site les origines de la décroissance, ses théoriciens, sa doctrine et ses conséquences. Qui se cache derrière l’écologie radicale ? Vous le saurez en lisant le nouveau dossier sur www.alerte-environnement.org
Onajor écrit :
...les essais effectués par l'humanité en vue d'un monde meilleur n'ont pas réussi et nos démocraties, nos religions, sont à leurs tours vouées à l'echec, pourquoi? Parce que les éléments qui la composent n'ont pas la beauté intérieure indispensable à leur éclat.
La puissance de désir de pouvoir n'a pas diminué d'un iota depuis que l'homme est homme et son passé historique est là pour le prouver. L'argent est l'enblême de ce pouvoir et si l'être humain n'est pas capable de construire une civilisation ( je dis civilisation et non société ) sans cet emblême jamais il ne pourra acceder à sa divinité . C'est pourtant là que se trouve son devenir