Lundi 29 janvier 2007 1 29 /01 /Jan /2007 09:24
Critique (remise à la rédaction du journal) de l’article « Le trou noir de l’après-2012 » de Christian de Perthuis, Professeur associé à l’université Paris-Dauphine, responsable de la mission climat de la Caisse des dépôts et consignations, dont les propos ont été recueillis par Cécile Ducourtieux et Hervé Kempf dans Le Monde du 28/1/2007.

Il fut un temps où l’analyse religieuse était souveraine sur celle de toutes les autres disciplines de l’esprit. Elle est aujourd’hui supplantée par l’analyse économique, suivie de très près par l’analyse politique. À en croire les tenants de ces dernières - très répandus dans la presse d’opinion et dans les partis politiques -, n’importe quel problème de civilisation, quelle qu’en soit la nature, peut toujours se réduire à un problème économique et/ou politique, réduction à laquelle aucune réalité physique ne saurait résister.

L’une de ces réalités va-t-elle jusqu’à représenter un péril majeur pour la communauté humaine ? Qu’à cela ne tienne : il suffit de décider d’en inventer les parades organisationnelles et scientifiques, exclusivement conformes aux canons de l’idéologie, et de programmer leurs mises sur le marché dans des délais intangibles… C’est simple comme un processus électoral ! Le problème ainsi posé ne se ramène ensuite qu’à un problème de mobilisation des capitaux requis, décliné en sempiternelles mutations souhaitables du libéralisme économique et de la mondialisation, en implications sur les niveaux de vie et en arbitrages des confrontations diplomatiques d’intérêts divergents…

En un mot, pour tous les Christian de Perthuis, auxquels la Presse écrite et audiovisuelle offre complaisamment et sans grand partage ses colonnes, à l’impossible scientifique et technologique l’économie et la politique peuvent très bien être tenus. Les journalistes en sont aujourd’hui tellement persuadés qu’ils jugent superflus l’avis des chercheurs en sciences dures, celui des ingénieurs - voire celui des industriels - sur des problèmes sociétaux majeurs, tels que ceux de l’épuisement des ressources naturelles ou du réchauffement climatique… Ils en sont persuadés au point que l’absence soigneusement préméditée du mot « nucléaire », dans le docte diagnostic de Christian de Perthuis, ne les interpelle même pas.
 
André PELLEN
Par PELLEN - Publié dans : Association
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Commentaires

Le groupe TOTAL vient de réaliser qu'il n'a que trop contribué à la pollution de la planète (et des mers) et change de cap en se lançant à la place dans le ... Nucléaire !
C'est expliqué sur le blog www.thedino.org et l'article s'intitule : Changement TOTAL de stratégie.
Commentaire n°1 posté par robert le 12/02/2007 à 22h38

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